Sur une île perdue de la Grande barrière de corail


Mon année en Australie s’est soldée en beauté par un voyage dans les Whitsundays que je ne suis pas prête d’oublier. En dehors des sentiers battus, ma famille et moi avions bien envie de nous offrir une toute autre expérience que celle relatée précédemment, du côté de Long island (archipel le plus proche d’Arlie beach). Une expérience paradisiaque vécue avec mon koala, mais somme toute assez classique et touristique. Loin du tourisme de masse et des immenses yachts charters, nous avions cette fois envie de nous couper de toute civilisation…  Plusieurs îles proposent ce type de séjour en osmose parfaite la nature. Notre choix se porte sur Heron island, dont le nom aiguise à la fois ma curiosité et suscite en moi une sorte d’appréhension. Le nom m’inspire une île aux pirates digne de celles décrites dans les récits de Stevenson.

Heron island est située sur la Grande barrière de corail, au large de Gladstone. Elle ne présente pas, a priori, que des atouts. Sa petite taille, 17 hectares, peut repousser ceux qui aiment les longues heures de marche le long la côte (je suis de ceux-là !), ou les épaisses forêts à explorer. Mais sa taille réduite ne l’empêche en rien d’être un véritable refuge pour la biodiversité. Chaque soirée est le théâtre d’un véritable concerto joué par l’avifaune locale. Et bien évidemment, les passionnés de plongée peuvent jouir d’un terrain de jeu inouï où grouillent poissons de toutes sortes… requins inclus ! Plongée parmi eux garantis frissons et émerveillement. Heureusement, comme bien souvent sur ces petites îles de la Grande barrière de corail, il ne s’agit que de petits requins de récifs inoffensifs. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de requins moins sympathiques guettant plus au large… Amateurs de plongée, faîtes vous accompagner d’un guide instructeur !

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Requin de récif

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Autre avantage de taille : la présence d’une superbe épave qui offre un cadre somptueux aux plongeurs et aux photographes, ce dès l’accostage. Sur place, on découvre un univers à part, loin de l’urbanisation de Gladstone et des fêtards de tous horizons qui convergent à Airlie beach. L’hôtel resort est camouflé dans la verdure. Et pour cause : il n’occupe qu’un tiers de l’île afin de ne pas trop perturber l’écosystème local et le paysage…

Nous ne perdons pas de temps et empruntons masques et tubas. Sans surprise, nous ne tardons pas être encerclés de bancs de poissons en tous genre, y compris d’impressionnants barracudas. Les majestueuses raies sont là, les requins aussi. Ils font fuir en quelques mouvements furtifs les bancs de poissons qui se mouvaient jusqu’alors paisiblement. Perdue dans mes contemplation de coraux multicolores, je me fige en apercevant à seulement quelques mètres, une tortue marine occupée à brouter les herbes marines. Elle me guette du coin de l’œil et finit par fuir malgré moi. Les requins se tiennent eux-aussi à distance. Ils sont relativement petits, pas plus d’un mètre d’envergure pour la plupart mais leurs yeux inexpressifs m’impressionnent malgré tout.

Quelques heures plus tard, je sors de l’eau et contemple le paysage caractéristique de l’île, verte et touffue, contrastant avec l’eau azur qui l’entoure. Je m’étonne du peu de personnes à l’eau ou sur la plage. Quel bonheur de se sentir seuls au monde. Je profite de cette quiétude ous rejoindrons par la suite notre bungalow, une cabine très sobre et confortable. Ici, pas de mauvaises ondes : ni télé, ni portable, ni wifi. De quoi enfin profiter d’un bon bouquin sur le hamac, sans mauvaise tentation. La nuit tombée, je me surprends à vouloir m’enfoncer dans l’épaisse forêt qui bruisse de mille bruits. De cris d’oiseaux surtout, qui s’assimilent à ceux de mystérieux fantômes. Je ne suis jamais allée aux Galapagos mais j’imagine sans mal que les sensations s’en rapprochent. Après avoir erré dans l’obscurité, je finis par rejoindre la terrasse où nous observerons le ciel constellé des heures durant.

Au petit matin, je tente ma chance sur la plage, souhaitant profiter de la solitude. Je ne regrette pas cette initiative car j’ai le plaisir de croiser une imposante tortue verte qui retourne à l’océan. Décidément, les clichés s’enchaînent durant ce séjour plein de surprises. L’après-midi, nous optons pour une découverte du récif avec une petite embarcation qui nous mène plus au large. Nous regrettons presque d’avoir opté pour cette activité qui nous éloigne de cette île aux merveilles sans vraie plus-value. Sur le retour, nous regrettons presque de n’avoir réservé qu’une seule nuit sur ce petit bout de terre sauvage. Histoire de profiter d’une expérience privilégiée, en dehors de tout stress et agitation.

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Bye bye peaceful Heron island…

Pratique

  • Quand y aller ?

Si vous cherchez la solitude, évitez la saison estivale australienne qui court entre décembre et février. Il est recommandé d’y séjourner entre octobre et mars pour observer les tortues marines en pleine période de ponte. L’éclosion des bébés a lieu jusqu’en mai. Juin-juillet est la saison idéale pour observer les baleines à bosse. Et tout le reste de l’année si vous êtes passionnés d’oiseaux et de plongée. Chaque saison est un nouveau spectacle !

  • Quel budget ?

Comptez 160 AUD $ pour une chambre double puis 60 AUD $ pour le transfert en ferry depuis Gladstone.

  • Que faire sur place?

Plongée, balade et observation des oiseaux, détente sur les plages paradisiaques… Profitez du silence durant la journée et du concert offert par la faune ornithologique en soirée.

13 réflexions sur “Sur une île perdue de la Grande barrière de corail

    • C’est tout à fait ça Kenza ! Plus sauvage, mais tout petit. Un petit cocon en retrait de la civilisation. (En effet, je vais essayer d’être plus assidue, ici et sur mes blogs favoris :)

  1. Super cool de te lire à nouveau et quel beau billet ! Tes photos sont magnifiques. Cette île est d’une rare beauté et a l’air d’être d’un calme olympien !

    • Oui, difficile de voir ne serait-ce que les sites les plus connus en quelques semaines de voyage. L’idéal est d’y aller quelques mois, de faire un road trip et d’essayer de sortir des sentiers battus le plus possible. Ça demande de bien préparer son voyage en amont, avec les blogs par exemple ;)

  2. Pingback: SUR UNE ÎLE PERDUE DE LA GRANDE BARRIÈRE DE CORAIL

  3. Olala , tu as vu des tortues d’aussi près!! #jalousie! (Quoiqu’en fait, trouillarde comme je suis, j’aurais un peu peur!)!!

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