En mode « Slow life » à Hobart (Tasmanie)


Atterrissage à Hobart. Nouvelle sensation d’émerveillement. D’avoir atteint le bout du monde. Moi qui évoque le nom d’Hobbart souvent à l’antenne (pour la météo surtout…), je n’ai pourtant aucune représentation précise en tête. Peut-être nous attendions-nous à découvrir une autre ville « nouvelle », et plutôt impersonnelle, dans la continuité de celles visitées auparavant. Finalement, nous découvrons une ville authentique, aux allures de pionnière du bout du monde, façon Ushuaïa. Des bâtisses anciennes de style géorgien. Un étalement urbain tout en reliefs. Un temps couvert pour plus de mystère. {Parfait : nous échappons ainsi à la canicule qui sévit à Melbourne et dans tout le Victoria en ce mois de février 2009}.

Hobart- Tasmanie

Petite rue de South Hobart – vue sur le Mont Wellington

Après avoir sillonné la ville toute la journée, nous avons l’impression de mieux cerner les habitudes de vie des Tasmaniens. Son marché de la place Salamanca, son port, ses boutiques et cafés cosy… Tout ferme à 16 heures précises ! Et au-delà, les rues sont désertes, ça va sans dire. Les bars et les restaurants vivent tout de même, entre 18h et 22h. Ils servent d’excellents fruits de mer et du vin local. Tout cela est reposant, agréable, mais les Tasmaniens, aussi sympathiques soient ils, ne semblent pas forcément chercher la conversation. A leur décharge, il faut dire que nous ne venons pas à la saison la plus animée. Chaque année, en décembre, la ville accueille la régate Sydney-Hobart, réputée pour sa difficulté, drainant ainsi une multitude d’Australiens « du continent ».

Tasman peninsula

Que faire pour occuper cette première soirée en Tasmanie ? Hé bien retourner à l’hôtel et préparer la journée suivante, qui s’annonce dense.

En effet, dès le lendemain nous nous mettons en route, pour une visite de la péninsule de Tasman et de Port Arthur. Cet ancien village était le premier pénitencier de l’Australie. On y envoyait les prisonniers les plus lourdement condamnés, ceux dont personne ne voulait. Si de nombreux drames s’y sont joués, il a également été un site de construction navale et de production industrielle majeur en Tasmanie. Lors de la visite de ces bâtiments en ruines, parmi les plus anciens de l’Australie, on s’imprègne de l’ambiance inquiétante. Et on imagine sans mal la solitude ressentie par les détenus de l’époque. Les fantômes ne sont pas loin.

Ce soir nous dormons au parc national de Freycinet, à de 300 km au Nord d’ici. Il est temps de quitter le royaume  des morts pour s’imprégner de la nature intacte que les brochures nous ont promis…

wallaby 2 Gold coast

Et aussi :
Si vous avez du temps devant vous une randonnée jusqu’au sommet du mont Wellington (à 30 km de Hobart) est conseillée. Et pour l’option rapide : le panorama sur la ville et son estuaire s’offre à vous en vingt minutes de voiture.

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