Whales&Dolphins watching in Kaikoura


Et voilà, le tour en 21 jours de la Nouvelle-Zélande vient de prendre fin, après 4450 kilomètres parcourus, 17 backpackers testés (BBH Card oblige), 5 randonnées effectuées, 3 musées visités, 3049 photographies prises et 3 guides dévorés (nette préférence pour le guide des Frogs, le plus détaillé de tous, et le plus adapté à un public jeune et peu fortuné). Bref, plein de très jolis souvenirs, et malheureusement, toujours rien de posté ici (aïe!). Ce mois de découvertes ayant été particulièrement intense, mon matériel pseudo-journalistique n’étant pas vraiment adapté (mon objo m’agace), et les connexions dans les backpackers étant ce qu’elles sont, je n’ai tout simplement pas été techniquement en mesure de mettre à jour le blog. En bonne blogueuse, rien ne me semble plus croustillant qu’un article écrit dans le feu de l’action. Je vais donc commencer mon récit par la fin, pour privilégier le plus frais, au sens propre et comme au sens figuré, puisque la dernière étape était la ville frisquette de Kaikoura, sur l’Ile du Sud (la plus proche du Pôle sud, vous me suivez ?).

Pour commencer je vais remercier ma soeur, qui a bravé les intempéries néo-zélandaises au volant de notre Simca 1000 (un vieux tank qui parvenait à faire des pointes de 100 km/h). Elle connait ma tendance conduito-phobique (pas plus de 2 heures et si possible de jour) et m’a épargnée quelques poussées d’adrénaline. Certes, les routes en NZ sont globalement assez peu fréquentées (surtout en hiver, la basse saison) mais elles sont très tortueuses. Il n’y a presque que de la route de montagne, virages à 180 degrés, cascades surgissant de nulle part et autres éboulis impromptus et plus ou moins dangereux. Résultat : si vous avez la malchance d’avoir un Néo-Zélandais pressé à vos trousses, vous n’avez plus qu’à espérer qu’il vous double. Sinon, attendez-vous à subir appels de phare et coups de klaxon exaspérés! Donc si vous prévoyez un road-trip en NZ, gardez à l’esprit que vous mettrez le double de temps que sur autoroute française (notez en plus que la limitation est de 100 km/h en NZ), imprimez des cartes à l’avance ou prenez l’option GPS (la signalétique n’est pas toujours au top), et faites vous accompagner, c’est quand même plus fun et reposant !

D’abord, un petit aperçu de notre parcours en NZ (après quelques « habiles » coups de pinceaux sur Paint, c’est presque ça).

En « bleu Google » : les kilomètres parcourus en voiture. En bleu ciel : ceux parcourus sur la mer (bateau et kayak). En bleu marine : le trajet en bus jusqu’au fameux Milford Sound (fjordland) pour faire la croisière.

La dernière étape de notre voyage était donc Kaikoura, petit village balnéaire, ancien port de pêche à la baleine, pris en étau entre des pics enneigés  et des eaux qui grouillent de vie. La biodiversité marine de cette région ravit bien des amateurs de fruits de mer qui se pressent dans les restaurants spécialisés dans la cuisson des langoustes. Moi je n’aime pas les langoustes, mais par contre, j’aime observer la faune (quel scoop !), et on peut dire que de ce côte-là, le touriste est très bien servi. Lions de mer, dauphins d’hector, dauphins sombres, orques, baleines à bosse, cachalots, pingouins, albatros géants, sternes, et autres oiseaux marins… La plupart des touristes viennent avant tout pour observer baleines, dont le majestueux ballet diffère selon la période de l’année. En hiver, comme le reste de l’année, ce sont les cachalots qui viennent se nourrir au large des côtes et qui offrent un spectacle assez fascinant.

La compagnie qui gère les sorties en mer pour observer les baleines est Whale Watching Kaikoura. Elle est gérée par la tribu maorie Kati Kuri depuis sa création et assure sur son site Internet qu’elle « vénère les valeurs indissociables d’hospitalité envers les visiteurs et de profond respect de la nature ». Malheureusement (ou heureusement pour eux), le temps des sorties en mer en bateau pneumatique où l’on pouvait toucher du bout des doigts ces impressionnants mammifères est bel et bien révolu. La compagnie a désormais opté pour des yachts de type catamaran et d’une capacité de 50 places. La sortie en mer de 3 heures revient à 140 NZ$.

Impossible de toucher les baleines (ni de les voir dans leur totalité soit dit en passant). Tout simplement parce qu’il est interdit de harceler ces espèces protégées (il y a une réglementation précise qui permet d’identifier si l’animal est perturbé ou non par la présence du navire), ensuite pour des raisons évidentes de sécurité. Le cachalot est l’un des animaux les plus puissants au monde… Un « poke » de cachalot fait facilement chavirer une embarcation.  En revanche, les dauphins en pleine partie de pêche viennent éclabousser les touristes de leur plein gré, donnant parfois la réelle sensation de nager avec eux. Ce qui d’ailleurs me pousse à croire que l’on peut largement se contenter de ce genre de sortie, à celles qui vous emmènent carrément plonger avec les dauphins… Au risque de ne rien voir, et de les traumatiser par une présence trop insistance. J’ai d’ailleurs pu tester l’expérience en Australie, sur la péninsule de Mornington, mais avec du recul, elle me semble un peu intrusive (il  semblerait cependant que la grande majorité des compagnies respectent la réglementation). En plus, la facture est salée, ça va sans dire.

Les bateaux de Whale Watching Kaikoura sont équipés de radars qui captent les ultrasons émis par les baleines. Ainsi, même si la compagnie ne vous garantit pas à 100 % un spectacle haletant, il est rare que les touristes demandent à être remboursés (c’est possible cependant, si vous revenez bredouille). De notre côté, avec 7 cachalots et des centaines de dauphins sombres dans l’objo, c’est bien plus que l’on osait espérer avant d’embarquer. Quant aux explications détaillées du sympathique guide et les animations à observer sur l’écran plasma, elles donnent une valeur ajoutée « scientifique » à l’expérience (même si le son n’est pas toujours optimal). En somme, un joli rêve de réalisé, tout juste à la fin de notre périple. Idyllique.

Je vous laisse voir les photos, merveilleuses évidemment ;). NB : il y a tout de même des personnes assez blasées qui en viennent à écrire sur les sites comme Trip Advisors que « s’il faut payer pour voir des queues de baleines, autant rester chez soi ». En même temps, à quoi s’attendaient-ils ? Je me le demande…

D’autres compagnies comme Encounter Kaikoura proposent de nager avec les dauphins… Ces touristes sont courageux, car l’eau devait à peine atteindre les 10 degrés.

N’allez pas à Seaworld ! Pour observer ce genre de comportements, rien de mieux que la liberté. Le guide nous explique qu’il s’agit plus d’une technique de pêche que d’un jeu pour ces dauphins sombres.

5 réflexions sur “Whales&Dolphins watching in Kaikoura

  1. Vos photos sont magnifiques. Je ne pensais pas que l’on pouvait approcher de si près des cachalots…Merci pour vos renseignements précieux pour un prochain voyage ou tout simplement pour mieux connaître ce pays si loin de notre Europe .

  2. merci pour tes articles et toutes les informations , nous partons pour la NZ dans 20 jours, et tes photos me donne encore plus hâte d’y être !!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s