Week-end dans les Grampians


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J’avais peut-être encore un peu de mal à le réaliser, mais là, plus de doute possible : je suis bien en Australie ! Se réveiller au son du chant du kookaburra (espèce d’oiseau endémique particulièrement bruyante), dans une tente encerclée de kangourous a quelque chose de très australien. Ajoutez à cela l’odeur des braises consumées par le feu de camp allumé la veille, et la vue sur le massif des Grampians, et je ne peux que m’estimer heureuse de séjourner dans le plus beau Parc national du Victoria, le parc des Grampians.

Pour échapper au brouhaha du Grand Prix de Formule 1 à Melbourne, nous avons en effet opté pour un week-end de randos. Après 3 heures de route, nous stationnons dans le seul village du Parc national, Halls Gap, et partons directement à la conquête du point culminant (Pinnacle) sur le Mont Difficult, qui annonce la couleur. Cette rando nous a pris près de 4 heures pour parcourir 7 km, seulement! Aucune idée quant au dénivelé mais elle était dans la catégorie la plus difficile et mes mollets en gardent un souvenir amer. :) Étrangement, nous n’avons pas croisé grand monde et avons compris, arrivés au sommet que nous aurions pu choisir un cheminement bien plus simple, vu le nombre important de touristes qui profitaient déjà, genèse, du panorama.

Grampians' crow

Malgré  les joues rouges et les jambes en carton, pas de regrets car le point de vue sur l’ensemble du massif et sur le lac Wartook était sublime. Les falaises de grès très abruptes donnent envie de prendre des photos faussement risquées, et le point de vue sur les cimes brumeuses des eucalyptus nous hypnotise pendant une bonne demi-heure.

Au retour, nous optons pour un sentier différent qui nous a fait slalomer entre d’impressionnantes formations rocheuses et des écoulements d’eau. Celui qui a découvert le site a très modestement baptisé ce tronçon « Grand Canyon » – tant qu’à voir les choses en grand ! Je n’irai pas jusqu’à les comparer, mais le parcours est scénique et plutôt ombragé, ce qui n’est pas plus mal sous un soleil tapant.

Le parc des Grampians offre également la possibilité d’observer la faune et la flore et de se renseigner sur l’art rupestre aborigène ainsi que sur la culture des tribus qui vivaient au Nord du Victoria. Le centre d’informations aux visiteurs vend de drôles de décoctions que j’appellerai simplement bush-tucker (aliments de brousse) car je ne me souviens pas de la marque mais qui sont à base de produits naturels, recueillis dans la région. Des recettes aborigènes, apparemment.  Malheureusement, les tribus qui peuplaient les Grampians ont déserté les lieux suite à l’arrivée des colons britanniques qui ont disséminés leurs maladies et fait don de cadeaux empoisonnés comme l’arsenic, par exemple…

2 réflexions sur “Week-end dans les Grampians

    • Il y a beaucoup d’eucalyptus mais pas que, il y aussi des pins et c’est le parc le plus riche en flore du Victoria. Du coup l’effet bleuté n’est pas vraiment observable !

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